5 pièges de programmation qui coûtent cher aux villes et aux festivals et qui peuvent mettre en péril vos activités ! 
Chaque année, des comités et des services de loisirs avec toute la bonne volonté du monde investissent temps et argent dans une programmation qui, au final, n’attire pas la foule espérée et peuvent même mettre en prérils certains événements ou programmation. Ce n’est presque jamais un manque d’effort. C’est presque toujours une de ces 5 erreurs. Comment les éviter!


n°1 -
Programmer ce que "VOUS" aimez

n°2 - Programmer ce qui est à la mode

n°3 - Croire qu’un nom international va garantir la foule

n°4 - Mal choisir ses intermédiaires

n°5 - Ne pas lire (vraiment lire) le contrat, le devis technique et le devis d’hospitalité

Erreur n°1 - Programmer ce que "VOUS" aimez

C’est l’erreur la plus naturelle, et la plus coûteuse. Quand vient le temps de choisir, on penche vers ce qu’on écoute soi-même, ce qui nous touche personnellement. Mais votre goût n’est pas nécessairement celui de la foule qui se déplace pour un spectacle gratuit ou à bas coût dans votre ville ou votre festival. Le réflexe à adopter : programmer pour le public qui vient réellement s’asseoir devant vous, pas pour celui qu’on aimerait avoir.


Erreur n°2 - Programmer ce qui est à la mode

Parce qu’un style a explosé ailleurs ne veut pas dire qu’il va fonctionner chez vous. Le New Country en est l’exemple parfait des dernières années : parce que la vague fonctionnait très fort dans certains festivals, plusieurs événements ont voulu embarquer pensant reproduire le succès. Plusieurs s’y sont cassé les dents. Ce qui marche ailleurs ne marche pas automatiquement dans votre marché, avec votre public. Le réflexe à adopter : valider que la tendance correspond à VOTRE public avant de l’adopter, pas seulement au succès de quelqu’un d’autre.

Erreur n°3 - Croire qu’un nom international va garantir la foule

C’est une des croyances les plus répandues  et une des plus dangereuses financièrement. Un cachet international, dans le marché actuel, peut être exorbitant. Et rien ne garantit que le public va suivre : plusieurs organisations ont vu une tête d’affiche qu’ELLES connaissaient bien tomber à plat, simplement parce que leur public, lui, ne la connaissait pas. Le risque financier est réel, et il retombe entièrement sur l’organisation. Le réflexe à adopter : la pertinence pour votre marché pèse plus lourd que la notoriété générale d’un nom.

Erreur n°4 - Mal choisir ses intermédiaires

Négocier avec la mauvaise personne, un revendeur sans mandat réel, quelqu’un qui n’a pas l’expérience ou l’autorité pour parler au nom de l’artiste mène à des malentendus coûteux. Ce n’est pas incorrect de passer par un professionnel ou un consultant. Mais assurez-vous que cette personne a réellement le mandat de négocier, et que les conditions (horaires, pourcentages, responsabilités) sont claires entre toutes les parties dès le départ. Le réflexe à adopter : confirmez toujours qui a le mandat réel de négocier et mettez les conditions par écrit, clairement, dès le premier échange.

Erreur n°5 - Ne pas lire (vraiment lire) le contrat, le devis technique et le devis d’hospitalité

C’est souvent là que se cachent les petites surprises qui font dérailler une soirée ou celles qui la rendent mémorable. Avant de signer, assurez-vous avec votre équipe que vous avez réellement le matériel et la capacité d’accueil demandés. Et si quelque chose n’est pas possible de votre côté, négociez une alternative claire à l’avance plutôt que de gérer la surprise le soir même. Pensez-y comme à une salle de réception pour un événement important ; un 50e anniversaire, un mariage. Vous avez demandé une assiette chaude pour vos invités; le traiteur décide de son propre chef de servir des sandwichs à la place en pensant que « ce n’est pas grave ». Vous ne seriez pas content. C’est exactement la même logique pour un artiste : un musicien bien reçu, bien installé techniquement, avec ce qu’il a demandé (ou une alternative négociée), donne une meilleure prestation le soir même. Et un dernier rappel qui compte plus qu’on le pense : c’est un petit milieu, tout le monde se parle. La réputation d’une organisation qui reçoit bien ses artistes voyage  et celle qui reçoit mal aussi. Le réflexe à adopter : lisez chaque ligne du devis technique et du devis d’hospitalité, confirmez avec votre équipe que vous pouvez livrer ce qui est demandé, et négociez une alternative claire pour tout ce qui ne l’est pas.

Éviter ces 5 pièges ne garantit pas une programmation parfaite, mais ça élimine la majorité des causes de gradins vides et de budgets dépassés qu’on voit revenir année après année.

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